Conseils témoins

Faut-il tenir un discours ? Conseils pour se lancer

Par Maxime
5 minutes

Discours de cérémonie : un vrai dilemme pour les témoins

La décision de prendre la parole lors d’un enterrement de vie de jeune fille (EVJF) ou en tant que témoin lors du mariage ne laisse personne indifférent. Certains y voient un passage obligé, un moment fort chargé d’émotions ; d’autres redoutent l’exercice, craignant le vide ou la maladresse. Pas de panique : nul besoin d’être un orateur né pour réussir son discours. À condition de bien s’y préparer, ce geste symbolique peut devenir l’un des temps forts du week-end ou du grand jour.

Le discours est-il vraiment indispensable ?

Il existe de nombreuses façons de marquer son attachement à la future mariée – discours, lettre manuscrite, collage photo ou surprise musicale. Pour certains groupes, le speech fait partie intégrante des traditions : il personnalise la fête, fédère, et offre à la future mariée (ou au couple, le jour J) un regard émouvant ou drôle sur leur histoire.

  • Les « pour » : C’est une marque d’amitié forte, un moyen d’exprimer à voix haute ce que l’on pense souvent tout bas.
  • Les « contre » : Tout le monde ne se sent pas à l’aise ni légitime. Il est inutile de forcer celles ou ceux qui redoutent vraiment de prendre la parole.

Conseil clé : Échangez avec la future mariée et le groupe d’amis : certaines préfèrent l’intimité d’un mot glissé à part, d’autres attendent ce moment avec impatience ! Le plus important, c’est d’agir en accord avec vos envies et la personnalité de l’intéressée.

Qui doit (ou peut) prendre la parole ?

Traditionnellement, ce sont les témoins qui ouvrent la marche, mais il n’existe aucune règle gravée dans le marbre. Demandez-vous, lors de l’organisation de l’EVJF ou du mariage :

  • Qui se sent légitime et a envie de s’exprimer ?
  • Faut-il un seul discours ou plusieurs interventions courtes ?
  • Faut-il structurer la prise de parole (ordre, durée, thématique) ou laisser plus de liberté ?

Le discours peut tout autant être un texte écrit et lu, une improvisation, une chanson détournée ou même une vidéo projetée à l’ensemble des invités.

Se lancer : surpasser la peur du discours

Beaucoup hésitent à cause du trac ou de l’impression de manquer d’inspiration. Pourtant, même les plus timides peuvent réussir un discours marquant en se préparant bien :

  • Anticiper : Notez quelques idées, événements ou anecdotes bien en amont. Laisser mûrir un peu apporte plus de naturel le jour venu.
  • S’entraîner : Pratiquez seul(e) ou devant une amie (voire enregistrez-vous). Plus vous l’aurez relu, plus vous gagnerez en fluidité.
  • Faire court : L’attention baisse vite—visez entre 2 et 5 minutes selon le format. Un discours trop long fatigue l’auditoire, surtout s’il y a plusieurs interventions.

Rappelez-vous : tout le monde est naturellement bienveillant. Votre sincérité passera bien plus que l’éloquence.

Préparation : les incontournables d’un discours réussi

1. Structurer pour être compris

Même sous la pression, un minimum de structure rassure tout le monde. Inspirez-vous de ce schéma simple :

  • Introduction chaleureuse (qui je suis, pourquoi je parle)
  • Quelques anecdotes ou un souvenir marquant
  • Un mot sur la future mariée ou le groupe
  • Une phrase d’ouverture, d’espoir ou une note d’humour

2. Miser sur l’authenticité

Soyez vous-même. Adaptez votre ton : un brin d’humour fonctionne, mais en évitant les private jokes trop hermétiques. Un discours émouvant ou drôle – ou les deux ! – trouvera toujours son public s’il sonne juste.

3. Éviter les faux-pas classiques

  • Bannissez les anecdotes gênantes ou trop intimes (respectez la pudeur et la sensibilité de la future mariée).
  • Ne vous perdez pas dans les souvenirs interminables : visez l’essentiel.
  • Attention à l’abus d’alcool avant de parler (un verre pour se détendre, mais pas plus !).

Concrètement : comment rédiger et mettre en forme son discours ?

Étape 1 : brainstormez

Laissez parler votre mémoire : notez les qualités de la future mariée, vos aventures partagées, une citation qui la décrit parfaitement, une image, une musique… C’est souvent de ces listes un peu fouillis que surgit la bonne idée.

Étape 2 : choisissez un angle

  • L’anecdote-clé : un moment partagé qui résume ce qui vous lie.
  • Le portrait chinois : « Si tu étais… une couleur/un animal/un plat… »
  • Le mini-sketch : faux dialogue ou lettres croisées imaginaires.
  • L’élan collectif : discours à plusieurs voix, ou mots écrits puis lus à tour de rôle.

Étape 3 : finalisez (et relisez !)

  • Soignez l’ouverture et la chute : commencez par un clin d’œil, terminez sur un vœu, affection ou promesse.
  • Relisez à voix haute et chronométrez.
  • Prévoyez une version papier ou numérique, au cas où le trac bloque tout le reste.

Et si on n’ose vraiment pas ? Alternatives au discours classique

Vous redoutez la prise de parole ? Nulle obligation de s’infliger un mauvais moment. Pour laisser un message sans discourir, pensez à :

  • Enregistrer une vidéo (avec un téléphone), à diffuser plus tard ;
  • Organiser un flashmob ou une chanson surprise ;
  • Remettre une lettre ou un carnet à la future mariée ;
  • Préparer un diaporama ou une série de photos commentées humoristiquement ;
  • Écrire une carte à faire lire par un(e) complice le jour J.

Le discours côté EVJF : un moment à part

Lors d’un EVJF, le contexte est différent du mariage : l’ambiance se prête souvent à la confidence ou au « décalé ». Profitez du cercle restreint pour délivrer un mot plus personnel, ponctué de souvenirs, de clins d’œil ou de défis bienveillants. Astuce : Gardez de la spontanéité : osez interagir avec le groupe, invitez d’autres à compléter le discours ou lancez une mini « cérémonie » d’intronisation de la future mariée.

Erreurs à ne pas commettre dans la prise de parole

  • Se lancer sans prévenir, lors d’un repas officiel ou solennel, sans validation (certaines familles n’apprécient pas les surprises).
  • Miser sur le buzz avec une histoire embarrassante ou une moquerie susceptible de ternir l’ambiance.
  • Lire en entier un texte trop long ou trop académique : la sincérité prime sur la forme.
  • Se dévaloriser avec des excuses répétées du type « je ne suis pas bon orateur » (cela casse le rythme et ne rassure personne !).

Ils l’ont fait : témoignages et astuces

“Je redoutais tellement de parler devant tout le monde… Finalement, j’ai opté pour une lettre lue à voix douce, juste devant notre groupe d’amies. Beaucoup d’émotion, de rires, et zéro stress !” (Sophie, témoin en 2022)
“On a préparé un discours collectif en notant nos souvenirs préférés sur des Post-It, tirés au sort, puis lus à tour de rôle. C’était décalé, drôle, et ça ressemblait vraiment à notre bande.” (Laure, EVJF, Marseille)

En résumé : faut-il oser le discours ou pas ?

Nul besoin de discours parfait pour réussir ce moment clé. Pour que la prise de parole soit un vrai cadeau, l’essentiel est d’écouter son envie, d’être sincère, de soigner quelques passages et d’éviter le piège du “déjà vu” ou du trop officiel. Un mot touchant, drôle ou symbolique, c’est ce que retiendront la future mariée et les amies.

En groupe ou en solo, devant des dizaines d’invités ou à l’EVJF, osez le pas : ce geste de complicité embellira vos souvenirs… Et si vous hésitez, il y a toujours une alternative simple à inventer, tant que l’intention est là !

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