Conseils témoins

Comment apaiser les tensions dans le groupe d’amies

Par Maxime
5 minutes

Faire face aux tensions : une réalité des groupes d’amies

Un week-end entre amies, une escapade EVJF tant attendue, ou tout simplement une soirée, sont censés être synonymes de rires et de complicité. Pourtant, derrière la bonne humeur de façade, il n’est pas rare que des tensions émergent dans un groupe. Petits agacements, vieilles histoires qui refont surface, jalousies plus ou moins latentes ou incompréhensions ponctuelles peuvent vite transformer l’ambiance. Loin d’être exceptionnelles, ces situations sont même très courantes, surtout quand plusieurs personnalités cohabitent durant plusieurs heures ou jours.

Apprendre à prévenir, désamorcer et apaiser ces tensions, c’est garantir le succès de vos rassemblements et repartir avec de beaux souvenirs, plutôt qu’avec des regrets. Voici un guide concret, fondé sur des retours d'expérience, pour savoir quoi faire (ou éviter) et comment passer à l’action avec bienveillance.

Pourquoi les tensions naissent-elles dans un groupe d’amies ?

Comprendre les sources de friction aide à mieux les désamorcer. Voici les causes les plus fréquentes observées lors d’événements en groupe :

  • Le mélange de cercles : Copines d’enfance, collègues proches, cousines, nouvelle rencontre… Les attentes et les codes ne sont pas les mêmes pour chacune.
  • Pressions d’organisation : Qui prend les décisions ? Qui paie quoi ? Qui fait tout ? L’impression de « porter le groupe » peut frustrer les plus investies.
  • Différences de rythme : Certaines souhaitent sortir, d’autres préfèrent le cocooning. Difficile parfois de s’accorder.
  • Vieilles histoires et non-dits : Une vieille dispute jamais réglée, un mot blessant… Les tensions passées peuvent ressurgir sous le coup de la fatigue ou de l’alcool.
  • Jalousies et comparaisons : Le sentiment d’être moins proche de la future mariée, ou d’être « entre deux chaises » si l’on ne connaît pas tout le monde.

Prévenir les tensions avant l’événement : l’art de la préparation

1. Clarifier les attentes

Dès la préparation, prenez le temps de recueillir les envies et limites de chacune. Un sondage (même informel) sur les attentes, les incontournables (et les « hors de question ») permet de mieux composer le programme.

  • Préférez plusieurs activités variées afin que chacune se sente « chez elle » à un moment ou un autre.
  • Définissez les règles de budget et d’organisation ensemble. Qui paie quoi ? Comment répartir les tâches ?
  • Donnez la parole aux plus réservées – leur ressenti peut apporter un équilibre.

2. Anticiper les possibles points de friction

  • Sensibilisez (en amont) à l’importance de la bienveillance et du respect de toutes.
  • Si deux personnes ne s’entendent pas, assurez-vous qu’elles ne se retrouvent pas côte à côte ou en duo pour une activité cruciale.
  • Désignez une personne référente, connue pour sa diplomatie, capable de tirer la sonnette d’alarme discrètement si les choses dérapent.

Gérer les tensions quand elles surgissent : réactions immédiates et astuces concrètes

1. Prendre du recul sur le moment

Si une altercation ou une tension se fait sentir :

  • Ne cherchez pas à régler le problème sous le coup de l’émotion, surtout devant tout le monde.
  • Proposez une pause (balade, changement d’activité, moment solo sous prétexte d’aller chercher quelque chose).
  • Gardez toujours le sourire et rappelez l’objectif commun : passer un bon moment ensemble.

2. Communiquer, mais à froid

Après la tempête :

  • Invitez les personnes concernées à discuter à l’écart. L’écoute active (laisser l’autre parler sans interrompre) désamorce bien des nœuds.
  • Évitez de « prendre parti » trop franchement : votre rôle est de réguler, pas de juger.
  • Reformulez : « Ce que je comprends, c’est que… » Cela permet d’apaiser et de clarifier.

3. Valoriser les moments positifs

  • N’hésitez pas à relancer l’ambiance avec une activité fédératrice : jeu collectif, atelier manuel, ou moment gourmand.
  • Misez sur la complicité : un brin d’humour doux fait souvent plus que de longs discours.
  • Encouragez les compliments ou le partage d’anecdotes positives sur la future mariée, pour recentrer l’attention sur le but du week-end.

Cas pratiques : exemples concrets d’apaisement

Vieille dispute qui ressurgit

Deux copines de la mariée se disputent sur un souvenir : elles ne tombent pas d’accord et l’ambiance vire au froid. Dans ce cas, ne laissez pas la dispute monopoliser l’attention :

  • Intervenez gentiment pour proposer de « tirer à la courte paille » le choix de l’activité suivante, en rappelant qu’on est là pour célébrer l’avenir, pas ressasser le passé.
  • Plus tard, offrez-leur un moment pour évacuer le sujet entre elles (un trajet en voiture, une pause cigarette).

Différences de rythme : la couche-tôt VS la fêtarde

Quand les envies divergent sur les horaires :

  • Dédramatisez : proposez qu’une partie du groupe se couche tôt, l’autre sorte en petit comité, et retrouvez-vous le lendemain autour d’un brunch.
  • Validez que tout le monde a pu vivre au moins une activité de son choix.

Frustration sur la répartition des tâches

Une participante trouve qu’elle « fait tout » :

  • Reconnaissez son investissement : valorisez son action devant les autres.
  • Redistribuez, même symboliquement, les futurs rôles (dessin du planning ou buttinage de petites tâches « surprises » humouristiques entre toutes).

À éviter pour ne pas envenimer les choses

  • Monopoliser l’attention sur le problème. Plus on insiste, plus la frustration grandit.
  • Impliquer tout le groupe dans le conflit, surtout via des messages collectifs ou des règlements de compte durant un repas.
  • Laisser traîner un malaise sans prononcer quelques mots d’apaisement ou de passage à autre chose.
  • Pousser à la « réconciliation formelle » si les personnes n’en ont pas envie, au risque de braquer définitivement.

Outils et astuces de médiation lors de l’événement

  • Le jeu du compliment : En cercle, chacune partage un souvenir positif ou une qualité vue chez une autre personne. Cela restaure la bienveillance.
  • La pause solo organisée : Parfois, un temps seule (lecture de 10 minutes, balade smartphone en main) suffit à faire retomber la pression.
  • L’atelier DIY express : Une activité créative (bracelets, album photo, cocottes en papier à messages secrets…) recadre l’attention.

Après l’événement : retisser les liens si besoin

De retour chez soi, il se peut qu’un malaise subsiste. Pour ne pas laisser ces tensions s’installer :

  • Envoyez un message groupé pour remercier et souligner les bons moments vécus.
  • Contactez individuellement une participante qui semblait mal à l’aise pour prendre de ses nouvelles sans insister sur le conflit.
  • Si besoin, proposez un mini-débrief autour d’un café pour tirer leçon des difficultés, mais sans ressasser la dispute elle-même.

Retours d’expérience : elles racontent…

Sandrine, EVJF en Dordogne :
« Ma meilleure amie et l’une de mes cousines se sont prises la tête sur une vieille histoire de lycée. J’ai proposé une balade ‘nature’ en petit groupe… Au bout d’une heure, en papotant calmement, tout s’est détendu. L’air frais et l’absence d’audience ont vraiment aidé ! »
Sophie, témoin à Nantes :
« Deux des filles n’avaient pas le même humour, ça piquait par moments. On a instauré un swap de messages gentils lors du dîner : obligation de glisser un mot positif à table. C’est bête, mais la soirée a basculé du bon côté ! »

En résumé : miser sur le collectif (et un peu de lâcher prise)

Un groupe d’amies n’est jamais parfaitement lisse, et c’est aussi cela qui fait sa richesse ! Plutôt que d’attendre que tout se passe sans accroc, il est beaucoup plus réaliste (et sain) d’anticiper les points de friction et de savoir comment agir avec doigté lorsque les tensions pointent le bout de leur nez. Communication respectueuse, valorisation de chacune, sens de l’humour et souplesse restent vos meilleurs alliés.

Ce qui importe au final ? Que chacune reparte avec la sensation d’avoir été écoutée et respectée, que la future mariée ait vécu un temps de joie – et que les souvenirs heureux l’emportent (largement) sur les petits couacs.

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